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Nicolas Servel : "Nos étudiants évoluent au cœur des écosystèmes startup les plus dynamiques au monde"

Campus Sophia Antipolis
Entrepreneuriat
Masters of Science (MSc)

Publié le 17 mars 2025

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Former les entrepreneurs de demain, capables d’innover à l’échelle internationale : c’est l’ambition du MSc Entrepreneurship, Technology and Startup Management de SKEMA, conçu en lien avec le Sutardja Center for Entrepreneurship & Technology (SCET) de Berkeley. Un programme ancré dans deux écosystèmes phares de l’innovation : la Silicon Valley et Sophia Antipolis. Nicolas Servel, co-directeur du programme, nous en parle.

Qu’est-ce qui fait la singularité du MSc Entrepreneurship, Technology and Startup Management ?

Nous voulons que nos étudiants évoluent au cœur des écosystèmes les plus dynamiques au monde. La Silicon Valley, berceau des startups et de l’innovation technologique, leur permet d’identifier les tendances, de se confronter aux meilleures pratiques et de développer un réseau stratégique. Pendant leur semestre à Berkeley, ils suivent des cours spécialisés au sein du SCET, le département d’entrepreneuriat de Berkeley Engineering, échangent avec des entrepreneurs et participent à des événements de networking. 

Les étudiants travaillent avec des entrepreneurs en phase d’amorçage (early-stage), dont les projets ont environ 18 à 24 mois d’existence

Dans une logique d’hybridation, les étudiants qui suivent ce programme ont également la chance de pouvoir suivre quelques cours dans des domaines éloignés du business mais qui font du sens pour leurs projets professionnels. Ensuite, ils rejoignent Sophia Antipolis, première technopole d’Europe, pour appliquer leurs apprentissages, découvrir l’écosystème Français et travailler sur des études de cas concrètes auprès d’entrepreneurs ou d’acteurs clés de l’innovation.

Quels sont les principaux objectifs pédagogiques du programme ?

L’accent est mis sur plusieurs dimensions : imaginer, concevoir, prototyper et commercialiser un produit ou service innovant. Tout au long du programme, ils participent à des événements de networking, des conférences et des tables rondes, où ils rencontrent experts, investisseurs et entrepreneurs de la Silicon Valley et de Sophia Antipolis. 

Leurs cours leur permettent également d’appréhender tous les stades de développement d’une start-up. Ils travaillent aussi bien avec des entrepreneurs en phase d’amorçage (early-stage), dont les projets ont environ 18 à 24 mois d’existence, qu’avec des entreprises à un stade plus avancé de croissance. Prenons l’exemple d’une société rentable générant 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou d’une professeure ayant occupé le poste de COO (Chief Operating Officer) d’une licorne lors de sa série A. 

Certains rejoignent dans un premier temps l’écosystème start-up / scale-up qui est devenu un contributeur très significatif du recrutement de jeunes cadres en France (environ 10 à 20 % des embauches).

Mais ils peuvent travailler pour des entrepreneurs ayant structuré (et parfois revendu) des entreprises qui se sont introduites en bourse ou ont obtenu le statut de licorne.

Toutefois, tous nos étudiants ne montent pas des sociétés directement à la sortie de leurs études. Certains rejoignent dans un premier temps l’écosystème start-up / scale-up qui est devenu un contributeur très significatif du recrutement de jeunes cadres en France (environ 10 à 20 % des embauches). Les étudiants se destinant à ce type de carrière auront la chance de suivre des cours couvrant chacune des principales fonctions représentées dans les start-ups afin de pouvoir être opérationnels dès leur premier jour.

Les étudiants développent-ils leurs propres projets pendant leur cursus ?

Effectivement certains le font pendant le cadre de leurs études mais ce n’est pas la majorité. Ils travaillent en équipe sur un prototype de produit ou service qu’ils présenteront devant un jury composé d’entrepreneurs, de réseaux de support aux jeunes entrepreneurs mais également d’investisseurs. Cette mise en situation est renforcée par un accompagnement personnalisé de la part de leurs professeurs et de notre incubateur, SKEMA Entrepreneurs. Ainsi, ils bénéficient du coaching d’entrepreneurs expérimentés qui les aident à affiner leur modèle économique, leur stratégie de développement produit, de communication, de commercialisation ainsi que leur pitch.

Quel impact cette formation a-t-elle sur l’employabilité des étudiants ?

Le marché de l’emploi dans la tech et l’innovation est en plein essor. Selon France Digitale, les startups françaises recrutent entre 30 000 et 40 000 personnes par an, en France. Grâce à ce Master of Science, nos diplômés peuvent lancer leur propre entreprise, mais aussi rejoindre des startups en forte croissance. Ces structures offrent souvent une autonomie, des perspectives d’évolutions et de prise de responsabilités incomparables avec un grand groupe. Elles constituent désormais une alternative significative et attrayante pour des jeunes ayant une personnalité entrepreneuriale comme je développe dans un article publié sur ThinkForward. 

Plus d'informations sur le MSc Entrepreneurship, Technology and Startup Management.